Enseignement
J'ai commencé la musique par le violon à l'âge de
sept ans. Lorsque j'ai commencé la percussion, sept
années plus tard, j'étais déjà rodé aux difficultés
inhérentes à l'apprentissage d'un instrument. C'est
cette première expérience musicale associée à la
partie africaine de mon éducation qui m'ont rendu
aisément réceptif à l'enseignement de mes maîtres
africains.
J'ai commencé à enseigner sans avoir recours à des
explications d'ordre théorique, à l'image de
l'enseignement que j'avais reçu. Cette approche, dont
le bien-fondé n'est pas à prouver en Afrique, a -
malgré la bonne volonté des uns et des autres -
démontré ses limites dans un autre environnement
culturel.
Dans ma pratique personnelle et mon expérience professionnelle, j'ai constaté qu'utiliser les outils d'analyse, que j'avais acquis en apprenant le violon et le piano, me permettait de progresser dans ma compréhension du rythme mandingue, et ne m'empêchait aucunement de continuer de communiquer "à l'africaine" avec les Africains, bien au contraire. Ma démarche pédagogique a donc naturellement évolué en combinant cette double compétence.
Dans ma pratique personnelle et mon expérience professionnelle, j'ai constaté qu'utiliser les outils d'analyse, que j'avais acquis en apprenant le violon et le piano, me permettait de progresser dans ma compréhension du rythme mandingue, et ne m'empêchait aucunement de continuer de communiquer "à l'africaine" avec les Africains, bien au contraire. Ma démarche pédagogique a donc naturellement évolué en combinant cette double compétence.
